Messaoud Bahloul, plasticien algérien, est né le 29 septembre 1955 à Tazmalt dans la wilaya de Béjaia

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ELMES est sa signature artistique

La quête du sens

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C’est en 1982 que Messaoud Bahloul, artiste-peintre et miniaturiste, sort diplômé en céramique de l’Ecole nationale des Beaux-Arts d’Alger. Celui qui va adopter la signature d’Elmes y acquiert les différentes techniques artistiques, la maîtrise des couleurs et s’imprègne davantage des motifs qui ornementent les arts ménagers algériens traditionnels. Ces symboles géométriques berbères présents dans la poterie et les tissages lui sont déjà familiers, omniprésents qu’ils étaient dans les objets usuels qui l’entouraient dans son enfance, à Tazmalt en Kabylie.

Sa formation académique achevée, il entame son véritable parcours d’apprentissage des arts plastiques au contact de grands artistes et d’expériences de terrain. D’autant plus que sa curiosité l’amène à toucher à tout ce qui est susceptible de lui constituer des repères et des perspectives d’évolution. Et c’est curieusement lors de l’accomplissement de son service national au sein du Bureau d’études du ministère de la Défense nationale où aboutissaient tous les diplômés des Beaux-Arts, qu’il enrichit son savoir-faire en côtoyant de nombreux plasticiens accomplis formés dans différents pays et en réalisant des paysages peints inspirés de grands peintres universels commandés par sa hiérarchie pour la décoration des lieux.

Côtoyer les grands

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L’expérience engrangée au contact du grand artiste peintre M’Hamed Issiakhem a été tout aussi fructueuse. Sous son autorité, il avait pris part en 1978 avec quatre étudiants au projet d’embellissement de la ville d’Alger. « On avait osé aborder certaines formes dans nos fresques, le mariage de certaines couleurs, les motifs berbères. Il acceptait cela, mieux encore, il nous poussait à être audacieux, à ne pas hésiter à faire des bêtises », se souvient encore Elmes avec reconnaissance pour ce plasticien de renom qui en imposait par son caractère entier mais aussi et surtout par son talent.

Une expérience sans doute exaltante puisqu’en 1984, il met à profit sa pratique pour l’embellissement de la ville de Bouira, qui était alors à dominante agricole. C’était l’époque des grands chantiers révolutionnaires, celui de la Révolution agraire accompagnée par la Révolution culturelle, engagées en l’occurrence côte à côte dans l’édification nationale. De ces élans idéologiques grandiloquents, il demeure néanmoins l’expérience enrichissante et le souvenir ensoleillé d’investissements humains collectifs sincères.

Son passage par l’Ecole nationale des Beaux-Arts d’Alger lui ouvre les perspectives d’un accomplissement plus personnel à travers la participation à des expositions individuelles et collectives, nationales et étrangères. Elmes ne manque pas en effet d’être présent dans des salons nationaux ou dans des biennales d’art plastique internationales. En 2007, sa collaboration au 16eme salon du groupe Renault Paris lui vaut d’être lauréat du 2eme prix (mention d’œuvre sur papier). Une reconnaissance acquise au prix d’un parcours patient et prolifique qui l’amène à mener d’autres niveaux de réflexion sur la pratique de l’art plastique.

Le symbole et l’olivier

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C’est le cas notamment lorsqu’en 1986, la découverte d’un mouvement artistique belge dénommé « Cercle et Carré » offre à Elmes, aussi curieux qu’intrigué, l’opportunité de s’enquérir sur le sens des symboles géométriques. C’est une véritable révélation qui a permis l’amorce d’un virage créatif prometteur faisant de la figure du triangle l’objet d’un travail artistique élaboré, soutenu par une réflexion intellectuelle intrinsèquement philosophique. Une réflexion alimentée par ses échanges continus avec son ami le poète M’hamed Hassani.

C’est dans les années 1992-93 qu’a lieu la première exposition des Triangles qui résulte de cette phase de recherche philosophique autant que plastique : la quête du sens, du lien entre l’idée et la forme.

L’environnement végétal montagneux de la Kabylie dans lequel baigne Elmes fait de l’olivier le seigneur des arbres. Il prend part en 2012 à la réalisation collective d’une sculpture d’une presse traditionnelle d’olives dans sa ville natale Tazmalt. La sensibilité de l’artiste est fascinée par la morphologie de cet arbre au tronc noueux qui s’ingénie à prendre des formes extraordinaires. Il offre à Elmes un support supplémentaire pour engager un questionnement sur l’essence de ce végétal, qui s’organise sur le plan créatif dans un ensemble de démarches plastiques (photographies et graphisme) entre 2012 -2013 et 2016. La recherche de l’origine essentielle y trouve ici aussi toute sa dimension.

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